Menu à 4 composantes testé au printemps 2018

La Ville poursuit sa réflexion en faveur de la santé des enfants, de l’équilibre nutritionnel et de la qualité des repas servis le midi. Une nouvelle composition du menu est à l’étude dans les restaurants scolaires.

Pendant les vacances de printemps 2018 au centre de loisirs puis, pendant la première quinzaine de mai dans les restaurants scolaires, les enfants ont profité et profiteront d’un nouveau menu : le menu à quatre composantes.

Que sont ces composantes ?
Les composantes sont les différents éléments du repas. Le menu à quatre composantes contient invariablement : un plat protidique avec de la viande, du poisson ou des œufs, un accompagnement de légumes et/ou de féculents et un produit laitier sous forme de fromage ou de dessert lacté. La quatrième composante est une entrée de crudités ou un fruit, si la garniture du plat principal ne contient pas de légumes, ou bien une pâtisserie, si l’ensemble du repas le permet (faible teneur en lipides et glucides).

Quelles conséquences sur l’équilibre du repas ?
La composition des menus des enfants est strictement réglementée et les objectifs nutritionnels constituent la première préoccupation de cette évolution. Il s’agit d’atteindre les mêmes objectifs de qualité alimentaire qu’avec le menu à cinq composantes mais en proposant une nouvelle répartition des apports en calcium, en vitamines et fibres. Ainsi, dans un menu ne contenant pas de dessert lacté, le calcium sera présent sous forme de dés de fromage en entrée et, si c’est du riz qui accompagne le plat de poisson, une compote ou d’une salade de fruits seront proposées en dessert. Rien n’est supprimé, chaque élément trouve sa juste de place.

Pourquoi proposer le menu à quatre composantes ?
Cette nouvelle composition se rapproche des habitudes alimentaires des enfants et du temps qu’ils consacrent au repas. Il s’agit d’optimiser le temps passé à table pour mieux répondre aux besoins nutritionnels. Une étude du Centre de Recherche Foch, menée auprès de 240 enfants âgés de 6 à 11 ans, montre que les enfants consomment 60% d’un repas à cinq composantes contre 70% d’un repas à quatre composantes. Moins les enfants laissent de restes, plus l’équilibre alimentaire est assuré. Ces éléments de repas non-consommés représentent un gâchis important. Le menu à quatre composantes a donc un autre effet positif : la diminution du gaspillage alimentaire.

Il n’est pas possible pour le moment de savoir si ce nouveau menu aura des conséquences sur le prix des repas. Les aliments ne représentent qu’une partie du prix, le reste correspond aux services de restauration et frais divers. Pour un repas à 12€, les familles paient entre 1,66 et 4,01€. Cependant, si le passage de cinq à quatre composantes a un effet bénéfique sur le coût global d’un repas, l’économie réalisée permettra d’augmenter encore la qualité des repas en proposant plus souvent des aliments bio ou de développer la filière des « circuits courts ».

 

randomness